Le graffeur Vincent Box

Sur les murs de la nouvelle mairie annexe/médiathèque de la ligne Paradis rend hommage au Maloya en hommage aux nombreux artistes musiciens , Vincent pratique la calligraphie, le maloya maillé avec la calligraphie donne un rendu très intéressant sur une mairie couplée d'une médiathèque.

L'artiste a en amont présenté le graffiti sous toutes ses formes puis il a travailler, réfléchi et croquer avec le personnel afin d’écumer les idées de chacun sur le Maloya. Ce qui en est ressorti est la "capeline", présente dans toutes les scènes créoles de l’histoire à nos jours.

 

Le Centre d'arts plastiques et visuels à Saint-Pierre

Un outil structurant au service de la création contemporaine


S'appuyant sur les atouts considérables des territoires du Sud dans le domaine des arts plastiques (grande vitalité des pratiques amateur, dynamisme des associations, une collection d'art contemporain remarquable...) mais aussi sur un réel besoin de structuration exprimé par les professionnels du secteur - en termes de création, diffusion et formation, la ville de Saint-Pierre a décidé de mettre en place un équipement structurant de type centre d'art. En projet depuis 2008, cet outil aura pour vocation première d'offrir aux artistes des lieux de création et d'expérimentation, d'exposition mais aussi de professionalisation, et par ailleurs de proposer au public les conditions optimales d'une rencontre avec l'art contemporain. Il sera implanté sur deux lieux aux missions complémentaires : l'ancien tribunal et la capitainerie.

w-ancien tribunal saint-pierre 01L'ancien Tribunal de Première Instance de Saint-Pierre, inscrit en totalité au titre des monuments historiques, est un haut lieu de la mémoire réunionnaise qui a vu, en 1910, se dérouler le procès du plus célèbre criminel de l'histoire judiciaire de l'île, Sitarane dont la tombe se trouve au cimetière de Saint-Pierre. Une fois réhabilité, l'ancien tribunal deviendra un lieu de création, d'expérimentation, de recherche et de diffusion confrontant la création régionale, nationale et internationale. Il abritera, dans ses 200m2 de réserves, la collection de la ville et sera en mesure, dans une optique de mutualisation des moyens, d'héberger d'autres collections publiques de l'île.

La capitainerie, avec sa salle d'exposition de grande capacité, abritera la galerie municipale, destinée à la diffusion des oeuvres de la collection ainsi qu'à celles des artistes du territoire, palliant ainsi le manque cruel de lieux de diffusion au service de la création plastique et visuelle.

S'inscrivant dans une mission de service public, ces deux lieux complémentaires ont pour vocation de favoriser le développement d'une offre artistique et culturelle diversifiée répondant à la demande du citoyen des quartiers comme du citoyen de passage (touriste réunionnais ou de l'extérieur) tout en développant les conditions d'une recherche et d'une création de très haute tenue professionnelle.

Le projet de Centre d'arts est conçu dans une logique de réseau et de mutualisation des compétences et des moyens, pour une structuration plus intelligente de l'offre culturelle sur tout le territoire. Son fonctionnement prendra appui sur une politique partenariale avec les structures déjà existantes : la Galerie Vincent, les associations Arts'envole, Artsud, Carambole etc... dans le Sud, mais aussi Cheminements, Lerka, les médiathèques, le FRAC-Réunion, l'Artothèque, l'Université Arts&Culture, l'Ecole Supérieure d'Arts...

Les centres d'art en France et en Europe

Institutions de dimension locale ou d'ambition nationale, voire internationale, les centres d'art en France et plus largement en Europe sont devenus des lieux essentiels d'exposition, de création sous forme d'ateliers d'artistes, de diffusion et de formation. Ils jouent ainsi un rôle majeur dans le paysage artistique en offrant de véritables tremplins aux jeunes artistes, avec des espaces conviviaux ainsi que des lieux de médiation afin d'élargir le public de l'art contemporain. Si certains centres d'art se sont spécialisés par domaines, tous s'accordent autour de cinq missions principales :

  • accueillir les artistes et leur permettre de créer des œuvres,
  • créer et accueillir des expositions confrontant la création régionale, nationale et internationale ,
  • constituer une documentation sur l'art contemporain (recherche de la création plastique, théorie et histoire de l'art contemporain),
  • conduire une politique d'édition (en premier lieu, des catalogues d'exposition),
  • accueillir les publics (sensibilisation et pédagogie) et mener des actions de formation (notamment des stages pour professionnels).

Plus d'infos sur : http://www.dca-art.com

Cf. « Un panorama des centres d'art », Xavier Dupuis et Alix Sarrade, Groupe d'études et de recherches sur les organisations culturelles, Université de Paris-Dauphine, 2006.

Si les centres d'art organisent essentiellement des expositions intra muros et hors les murs, ils accueillent aussi des expositions extérieures et coproduisent avec les FRAC diverses manifestations.

 

RESIDENCE EN TERRITOIRE SCOLAIRE 2020/2021

PROJET EN PARTENARIAT AVEC L'ECOLE G. BRASSENS, LE LYCEE AMBROISE VOLLARD ET LA SEGPA DE TERRE SAINTE.

«Hommage à G. Brassens»

Sous l'impulsion de l'école élémentaire G. Brassens située à Saint-Pierre, une sculpture, réalisée par l'artiste Frédéric Dussoulier, célébrant l'anniversaire de la naissance de Georges Brassens sera installée près de cet établissement. Elle sera inspirée par les ateliers menés au sein de l'école, ainsi que par la participation artistique du lycée Ambroise Vollard section Arts Appliqués, et enfin les Segpas de Terre Sainte pour la partie atelier.

Une restitution ainsi qu'une inauguration de la sculpture seront prévue en fin de résidence avec tous les partenaires, soit:

le CLEA de Saint Pierre

le centre d'art de Saint Pierre

la DAC REUNION

Nous apercevons en avant première quelques croquis et travaux de préparation des ateliers qui ont commencés, restez connecté pour la suite !

BIOGRAPHIE Frédéric Dussoulier Né en 1977, Frédéric Dussoulier été formé chez les Compagnons de France, dans la section vitrail.Il intègre ensuite en 2003, l'école internationale de verre contemporain de Barcelone.Sélectionné à deux reprises en 2003 pour représenter la France en art contemporain aux symposiums de Saint Hippolyte du Fort (France) et de Porto (Portugal), il crée en 2005 son propreatelier sous le nom d'Icubus au sein du collectif " La Grande Barge " à Montpellier.Il participe, en 2009, à la grande parade "Taou" à Montpellier où il réalise le «Cyclope», machine articulée en acier, verre et tissu, d’une hauteur de quatre mètres. Tout au long de ladéambulation, il a conçu et installé quatre projections animées sur autant de façades d’immeuble, rythmant ainsi le cortège.Finaliste en 2010 du concours international " Atout fil" à Vauvert(Gard), il se lance dans la création de décor de théâtre ainsi qu'à la réalisation de la pièce " Dérapage Contrôlé " avec lepartenariat de l'artiste Aude Bironneau.Afin de découvrir et de remettre en question son propre travail dans un environnement nouveau, il décide en 2012 de s’installer et de s’intégrer au paysage de l'île de la Réunion.En 2013, il saisit l’opportunité d’exposer sa première pièce conçue et réalisée sur l’île de la Réunion, «L’Envol», un homme de 2,70m qui s’élance, qui prend un nouvel envol. Cette sculpturefait partie d’une installation intitulée «Parcours Imaginaire». Il exprime alors une vision surréaliste, d’éléphant suspendu, de Dodo géant et d’une femme se balançant dans les airs à plus de 10mètres de hauteur. Plusieurs personnages, dont un cosmonaute dans son vaisseau agricole, créent un environnement ludique et décalé. Ce travail a été récompensé par le troisième prix duConseil Général sur le thème de l'embellissement urbain 2013.S'en suit durant l'année une collaboration avec la compagnie Morphose. Il a pour l’occasion fabriqué une cage de 2m de hauteur et de 2,50m de profondeur en acier, plexi glace, et bois. Al’intérieur, une performance de 45 minutes pour le spectacle «KIS» est réalisée par la danseuse et chorégraphe Soraya Thomas.Après 18 mois de travail sur le thème de la «Mue», il présente en octobre 2014 son exposition «TENSIONS» à la villa de la Région à Saint Denis de la Réunion, collection présentée aussi auDiana Dea Lodge à Sainte Anne. C’est une installation de quatre grandes sculptures allant jusqu’à 3,50 mètres de hauteur. Il a choisi pour cette exposition, d'illustrer ces moments de viecruciaux où la décision que l'on va prendre changera à tout jamais le cours de notre existence. C'est par cette tension soutenue et cette réflexion approfondie que la mutation va pouvoir surgir.Ce moment très précis de prise de décision, il l'a cristallisé sous la forme de «mues humaines».Depuis janvier 2015, il travaille sur de nouvelles pièces toujours sur le thème du corps humain à travers ses prises de conscience avec en point d’orgue une exposition en novembre 2015 pourla ville de Saint Leu, 974. Ce travail a fait l’objet d’une collaboration avec l’artiste Stefan Jardel.En janvier 2016, la Région Réunion, suite à un appel d’offre, a sélectionné son projet pour la création d’une sculpture monumentale sur le giratoire de Canabady à Saint Pierre, 974. Cettesculpture intitulée « ENSEMBLE» y est installée depuis juin 2016.Depuis mars 2016, il est en résidence à la Friche du Port, lieu consacré à la création artistique créé par la ville du Port.Il réalise en novembre 2016, une exposition à la Villa de la Région sur le thème de la migration. La pièce principale «En Marche» se trouve maintenant à l’hôtel de Région de la Réunion suite àsa vente.Il installe en juillet 2018 sa dernière œuvre «Une Idée de Demain» dans le centre de la ville de Saint Pierre, sculpture réunissant deux personnages sur le thème de l'Avenir.