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no man's land

No man's land

 

Conception et Chorégraphie : Valèrie Rivière

Interprètes chorégraphiques : Maureen Mouttou Robin Fabre Elissalde

Création musicale : Labelle Voix,

Interprétations musicales : Nathalie Natiembé, Maya Kamaty, Hasawa, Jade et Gilles Lauret

Textes : 12 jours dans la vie d’un réfugié, Philippe Bardonnaud, Pascal Dervieux, Vanessa Descouraux The New Colossus, Emma Lazarus, Discours lors du premier vol dans l’espace, Youri Gagarine, Derniers Temps, Michel Houellebecq, Identity, Thomas Bailey Aldrich, Benoite, Nathalie Natiembé, I am Nobody ! Who are you ? Emily Dickinson, Acteur du temps, Sybille Rembard, Poème de Claude Faber

Création Lumière : Éric Blosse

Régisseur : Fabrice Barbotin ou Valentin Mouligne CO-PRODUCTIONS : Théâtre l’Olympia - ARCACHON (33) Théâtre Les Quatre Saisons - GRADIGNAN (33) L’Odyssée, scène conventionnée - PÉRIGUEUX (24) DRAC, OARA, IDDAC , SPEDIDAM, Fond d’Aide à la Création - Ville de BORDEAUX SOUTIENS : La Cité des Arts - SAINT DENIS DE LA RÉUNION (974) Le Cuvier de Feydeau - ARTIGUES-PRÈS-BORDEAUX (33) , Lalanbik - Centre de ressources pour le développement chorégraphique Océan Indien LE PORT LA RÉUNION (974), Prises de vue : Atteret Design & Enki Djipal

 

Représentation du 19 février 2021.
Théâtre Lucet Langenier.

©CultureSaintPierre

C’est donc « l’histoire » de deux jeunes en perdition, pris dans le maelstrom du voyage, d’une terre de détresse vers une autre terre de non-existence. Et sur les planches, il y a ce cercle tracé, les rails d’un train qui tournera, les emportera, vers où, la « jungle de Calais », l’Angleterre, vers un antidestin où seul leur courage les maintient en vie. Le cercle est une superbe métaphore de la frontière, de la fracture qui divise les gens, les nantis et les démunis. C’est aussi la matérialisation de leur différence : ils sont vêtus d’habits de récup’, pantalons éculés, sweat-shirt grisâtre, comme un uniforme de leur disparition. C’est la représentation symbolique du temps qui tourne et s’en va, plus fort que tout, qui use et élime, qui érode et fait progressivement disparaître les choses ; et les gens : ils seront très vite ceux qu’on ne voit pas. Qu’on refuse de voir.

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Quelque chose

Quelque chose

 

Compagnie AZIADE

Texte : Capucine MAILLARD

Mise en scène : Andréa BESCOND

Adaptation pour La Réunion : Dominique CARRERE

Représentation du 5 décembre 2020.
Théâtre Lucet Langenier.

©CultureSaintPierre

Le titre de la pièce interpelle : vague, indéfinissable, minimaliste. « Quelque chose ». Cela semble relever de l’infime. Et pourtant, lorsqu’on dit : « il lui est arrivé quelque chose », un signal intime nous alerte ; cette expression « quelque chose » a aussitôt un effet de litote, on dit peu, mais cela signifie beaucoup, c’est grave, inquiétant, et l’on pense au pire. Cette expression est un passe-partout relationnel, comme « j’ai un truc à te dire » : on se cache derrière les mots, on se met en attente, on cherche la bonne formule pour informer. Dans cette pièce, « quelque chose » renvoie à l’indicible, à l’horreur ; on se censure : comment en parler, comment prononcer l’imprononçable ? Le titre énonce déjà en toute authenticité, avec une vérité criante, le pire que le quotidien des familles puisse générer : L’Inceste.

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