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Le Bain

Le Bain conception et récit Gaëlle Bourges. 

Pièce tous publics (à partir de 6 ans) créée les 23, 24, 25 et 26 janvier 2018, au Centre Chorégraphique National de Tours 

Avec des extraits d’« Actéon », in Les Métamorphoses d’Ovide, livre III (traduit du latin par Marie Cosnay), Éditions de l’Ogre, 2017 

Avec Helen Heraud, Noémie Makota, Julie Vuoso Chant Helen Heraud, Noémie Makota, Julie Vuoso 

Lumières Abigail Fowler

Création musicale Stéphane Monteiro alias XtroniK + Guests

Représentation du 21 novembre 2020.
Théâtre Pierrefonds.

Les lumières s’éteignent et le théâtre de Pierrefonds vibre, lourd d’âmes et de passé, tout en moleskine rouge, en « bois péi » et laissé dans son jus, refermé par d’épais murs taillés dans la pierre de basalte qui défie le temps.

Le temps. C’est de cela qu’il est question car le titre du spectacle qui se prépare, Le Bain, renvoie aux ablutions intimes, celles qui anticipent le repos, qui alanguissent et soignent l’esprit autant qu’elles purifient le corps. Or bien plus que cela, il offre un retour au « temps lontan » des grands peintres du XVIième siècle, talent intemporel qui nous raccorde à des contextes fascinants et qui nous relie à une Histoire ainsi rendue inoubliable. Pour aborder les soins apportés au corps, il est un détour par l’Art.

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MIGRAAAANTS

MIGRAAAANTS de Matei Visniec.

Par la Compagnie « A Bouts d’Scènes »

La Cie A Bout De Scène

Une pièce de : Matei Visniec

Mise en scène : Annick Berne

Interprètes : Nathalie Durand, Christian Gallian, Sylvie Maleau, Barbara Rivière, Jérôme Wisse

Lumières : Tristan thomas

Décor : Léa Taraud 

Représentation du 16 octobre 2020.
Théâtre Lucet Langenier.

La représentation commence comme un cauchemar : des ombres apparaissent dans le ralenti d’une marche funeste ; une lumière glauque, hostile, fausse, nous livre des silhouettes engoncées dans des vêtements informes ; des êtres titubent, épuisés, méconnaissables, comme des clones indistincts. Des secondes et des secondes à regarder cette existence quasi parallèle à la nôtre s’effilocher en grappes humaines ; c’est la misère du Monde qui se traîne au son déchirant d’un saxophone dont Nathalie Durand joue depuis la salle. Un mouvement sonore comme l’hallali, un cri, la rumeur de ces gens venus d’ailleurs qui hantent l’Occident, la détresse en musique de ceux qu’on nomme « migrants ». Une imagerie choc. Le ton est donné, la force esthétique nous étreint, la pièce de Matéi Visniec peut être représentée.

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